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Affiche du film The Mirror
5.4

Publié le : 1 mai 2017

Article vu 493 fois

The Mirror ()

  • Date de sortie : 15 Avril 2015
  • Durée : 104 min
  • Par : Mike Flanagan
  • Avec : Karen Gillan, Brenton Thwaites, Rory Cochrane
  • Genre(s) : -
  • Nationalité(s) : USA
Résumé : Tim Russell, 21 ans, sort d'hôpital psychiatrique des années après le traumatisme de la mort de ses parents. C'est alors que sa sœur Kaylie fait irruption pour lui demander d'en finir avec leurs fantômes du passé...

Le temps commençait à se faire long depuis ma dernière critique sur ce site. La faute à un emploi du temps chargé et surtout à une inspiration qui me fuyait. Alors je ne sais pas si le problème est résolu, mais toujours est-il que j'ai réussi à écrire ces quelques lignes sur un film qui de prime abord ne m'attirait pas du tout. Car les soirées films d'horreur en famille, c'est un peu comme une boîte de chocolats : on ne sait jamais sur quoi on va tomber. C'est donc avec une appréhension certaine que j'ai lancé The Mirror, film choisi un peu au pif dans la filmographie de Mike Flanagan, réalisateur prolifique qui commence à faire son petit bonhomme de chemin dans cette jungle qu'est celle de la série B horrifique.

plus que 10 dodos !

Psyché-purée

Bref, comme d'habitude pour ce type de production, nous avons affaire en guise de casting à une équipe de milieu de tableau qui fait le boulot, mais qui ne se qualifiera cependant jamais pour la Ligue des Champions. Ainsi, au-delà d'une Karen Gillan assez pénible dans son rôle, on retrouve ici quelques têtes connues comme James Lafferty, un des frères Scott de la série éponyme ou encore Rory Cochrane que l'on a pu voir notamment chez Linklater dans Génération Rebelle et A Scanner Darkly. Mais soyons honnêtes : quand on lance un métrage de cet acabit, on ne le fait pas pour son casting mais dans l'espoir d'assister à quelques fulgurances toujours bienvenues.

Et des fulgurances, le film n'en est pas dénué. Plus que de faire réellement flipper ou que de nous balancer du gore à foison, The Mirror préfère plonger dans le psyché de nos protagonistes afin de nous proposer une expérience plus immersive que chez la plupart de ses comparses. C'est cette intention, cette ambition de sortir des carcans des productions horrifiques contemporaines qui m'a globalement plu. Mike Flanagan évite la profusion d'effets grotesques et nous offre un film joliment épuré. Certes le réalisateur place ici et là quelques jumpscares aussi prévisibles qu'inutiles, mais parvient à éviter l'outrance et donc l'agacement du spectateur. Et si la narration (double dans ce film) est balbutiante dans la première partie du métrage, elle se révèle dans sa seconde et nous offre quelques plans séquences à la James Wan particulièrement bluffants.

ton reflet au réveil.

Derrière le miroir

Mais il ne faut pas se leurrer, The Mirror est tout sauf le chef d'œuvre du siècle. En effet, le film se révèle bien trop maladroit et parfois sans saveur. J'ai d'ailleurs la désagréable impression que Mike Flanagan s'est un peu caché derrière l'astuce de sa mise en scène pour nous vendre un scénario d'une platitude assez consternante. Les éléments du script se mettent en place et s'imbriquent de manière trop linéaire pour au final rendre le long-métrage ultra prévisible...

Sauf que j'ai marché, même si je suis bien conscient de m'être fait berner après coup. Le film a fonctionné et je ne me suis finalement pas ennuyé une seule seconde. Mike Flanagan n'aura donc pas conquis mon cœur de cinéphile, mais aura gagné le droit que je m'intéresse de plus près au reste de sa filmographie. Au passage, il va d'ailleurs falloir m'expliquer pourquoi ne pas garder le titre original (Oculus) si c'est pour nous en pondre un nouveau, toujours en anglais mais bien moins classe. Bah oui, les Français doivent être trop cons pour capter ce dont un film parle en lisant son synopsis. Prochaine étape : Before I Wake, gracieusement traduit par Ne t'endors pas dans nos contrées...

à Propos de Mathieu Huitric

A propos de l'auteur de Cinézine

Je m'intéresse à tout ce qui touche de près ou de loin au monde du cinéma, peu importe son époque, peu importe son genre. C'est pourquoi je tenterai de vous faire redécouvrir les films m'ayant marqués, que ce soit pour un cadrage, un plan, un dialogue, une phrase, un mot.

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